Guide des droits et des démarches administratives
Création d'entreprise : choisir la forme juridique de votre entrepriseFiche pratique
La création d'une entreprise nécessite de choisir sa forme juridique. C’est une étape décisive car elle permet de déterminer les obligations fiscales et sociales de l’entreprise ainsi que la responsabilité du dirigeant. Il est donc nécessaire de prendre en considération plusieurs éléments : nombre d'associés, montant du capital social, etc. Ce choix a des conséquences importantes même si la forme juridique choisie peut être modifiée en cours de vie sociale.
Commerciale et/ou artisanale
Le créateur d’une activité commerciale ou artisanale doit prendre en compte différents éléments :1- Souhait d’exercer seul ou à plusieurs-
Souhait d’exercer seul
Les structures possibles sont les suivantes : entreprise individuelle (EI) avec option possible pour le régime de la micro-entreprise, entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL), société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU)
-
Souhait de s’associer à plusieurs
Il faut créer une société : ce peut être une société par actions simplifiée (SAS), une société à responsabilité limitée (SARL), une société anonyme (SA),une société en commandite simple (SCS) ou une société en commandite par actions (SCA).
À noter
Le régime de la micro-entreprise s’applique lorsque le chiffre d’affaires pendant 2 années consécutives ne dépasse pas 203 100 € pour une activité de commerce.En choisissant l’entreprise individuelle : l’entrepreneur dispose d’un patrimoine professionnel automatiquement séparé de son patrimoine personnel. En cas de fraude et manquements graves, l'administration fiscale et les organismes de sécurité sociale peuvent réclamer le paiement de leurs dettes sur les patrimoines professionnel et personnel.
En choisissant une SAS, une SARL ou une SA : la responsabilité des associés est limitée au montant des apports apportés au capital de la société. Cependant, la responsabilité personnelle du dirigeant peut être engagée lorsqu’une faute de gestion a été commise ou s’il s’est porté caution à titre personnel.
En choisissant une société en nom collectif (SNC) ou d’être associé commandité dans une SCS ou une SCA : l’associé est responsable solidairement et indéfiniment des dettes de la société. Cela signifie qu’un créancier peut, en cas de défaillance de la société se retourner contre l’un des associés et lui réclamer le paiement de l’intégralité de la dette.
À noter
L’entreprise individuelle qui a opté pour le régime de la micro-entreprise tient une comptabilité allégée : elle déclare son chiffre d’affaires tous les mois ou tous les 3 mois et tient à jour un livre des recettes encaissées.À noter
Il n’y a pas de frais de création en cas d’option pour le régime de la micro-entreprise .Calculer le montant d'une annonce légale
Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre5- Régime social de l’entrepreneurEn fonction de la forme juridique choisie, l'entrepreneur est affilié à un régime spécifique :Le micro-entrepreneur bénéficie du régime micro-social. Ce régime lui permet de payer ses cotisations sociales en fonction du chiffre d’affaire réalisé. Si le chiffre d’affaires est nul, aucune cotisation sociale n’est due. Le taux de cotisation appliqué au chiffre d’affaires dépend de la nature de l’activité. Par exemple, pour une activité de vente de marchandises, le montant des cotisations sociales s’élève à 12,3 % du montant des recettes ou du chiffre d’affaires encaissé.
L’entrepreneur individuel, le dirigeant associé majoritaire de SARL, le dirigeant associé d’EURL et l’associé de SNC relèvent du régime de la sécurité sociale des indépendants intégré au régime général. Les 2 premières années d’activité, le chef d’entreprise n’ayant pas de revenu professionnel, ses cotisations provisionnelles sont calculées, à titre provisoire, sur une assiette forfaitaire correspondant à 19 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), soit 9 131 € en 2026. En pratique, le chef d’entreprise ne paie aucune cotisation pendant un délai de 3 mois (90 jours) à compter de la date de début d’activité.
Le président de SAS ou SASU, le président et directeur de SA, le gérant minoritaire ou non associé de SARL sont affiliés au régime général de la sécurité sociale en tant que dirigeant assimilé salarié. Les charges sociales représentent environ 60 % de sa rémunération brute. Elles sont acquittées tous les mois via la déclaration sociale nominative (DSN). Si le dirigeant ne perçoit pas de rémunération, aucune cotisation sociale (c’est-à-dire patronale et salariale) n’est due. Le dirigeant ne peut pas bénéficier d’une assurance chômage dans le cadre du régime général. Il peut s’il le souhaite souscrire une assurance chômage complémentaire.
Simulateur de revenus pour les indépendants
UrssafCe simulateur permet de calculer le montant des cotisations sociales d’un travailleur indépendant.6- Imposition des bénéficesEn fonction de la forme juridique choisie, l'entrepreneur a le choix entre 3 régimes d’imposition :-
Régime fiscal de la micro-entreprise accessible aux entreprises individuelles : le régime fiscal de la micro-entreprise (régime micro-fiscal) peut s’appliquer automatiquement pour l'année de création (N) et l'année suivante (N+1) lorsque le chiffre d’affaires n’a pas dépassé :
203 100 € pour une activité commerciale et d’hébergement
83 600 € pour une activité de location de meublés de tourisme classés et chambres d’hôtes
15 000 € pour une activité de location de meublés de tourisme non classés
Régime réel d’imposition à l’impôt sur le revenu (IR) (ou régime des sociétés de personnes pour une société) est accessible aux entreprises individuelles at aux EURL. Dans les autres formes de sociétés, ce régime s’aplique pendant 5 exercices maximum.
Régime de l’impôt sur les sociétés (IS) peut s’appliquer à toutes les formes d’entreprises, y compris les entreprises individuelles.
Trouver le bon statut (forme) juridique pour son projet d’entreprise
UrssafComparatif entre les principales formes juridiques pour l’exercice d’une activité commerciale et artisanale
Forme juridiqueCapital social / ApportsResponsabilité financière du chef d’entreprise, du dirigeant ou des associésImposition des bénéficesRégime social du chef d’entrepriseEntrepreneur individuel (EI) (y compris micro-entrepreneur)Non concernéLimitée au patrimoine professionnelImposition à l’impôt sur le revenu (IR) à l’un des régimes suivants :Option possible pour l’impôt sur les sociétés (IS) 2 régimes sont possibles :Régime de la sécurité sociale des indépendants : pas de paiement de cotisations et contributions sociales durant au moins les 90 jours suivant le début de l’activité
Régime micro-social : pour l’entrepreneur soumis au régime de la micro-entreprise
Au moins 20 % des apports en numéraire doit être versé lors de la création de la société.
Le solde dans les 5 ans après l’immatriculation
Au moins 20 % des apports en numéraire doit être versé lors de la création de la société.
Le solde dans les 5 ans après l’immatriculation
50 % de l’apport en numéraire est versé
Le reste du capital social devra être versé dans un délai de 5 ans suivant l’immatriculation
50 % de l’apport en numéraire est versé
Le reste du capital social devra être versé dans un délai de 5 ans suivant l’immatriculation
Option possible pour l'impôt sur le revenu (IR)
À noter
La société civile immobilière (SCI) n’est pas traitée dans ce tableau.Libérale non réglementée
Les professions libérales non réglementées regroupent toutes les professions qui ne sont ni commerciales, ni artisanales, ni industrielles, ni agricoles et qui ne font pas partie des professions libérales réglementées. Il n’existe pas de liste officielle des professions libérales non réglementées. ll s’agit notamment des professions suivantes : consultant, coach sportif, sophrologue, développeur, rédacteur, formateur, etc.Pour choisir une structure d’exercice d’une activité libérale non réglementée, il faut prendre en compte différents éléments :1- Souhait d’exercer seul ou à plusieurs-
Souhait d’exercer seul
Les structures possibles sont les suivantes : entreprise individuelle (EI) avec option possible pour le régime de la micro-entreprise, entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL), société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU)
-
Souhait de s’associer à plusieurs
Il faut créer une société : ce peut être une société par actions simplifiée (SAS), une société à responsabilité limitée (SARL), une société anonyme (SA), ou une société en commandite par actions (SCA).
À noter
Le régime de la micro-entreprise s’applique lorsque le chiffre d’affaires ne dépasse pas 83 600 € pour une activité libérale pendant 2 années consécutives.En choisissant l’entreprise individuelle : l’entrepreneur dispose d’un patrimoine professionnel automatiquement séparé de son patrimoine personnel. En cas de fraude et manquements graves, l'administration fiscale et les organismes de sécurité sociale peuvent réclamer le paiement de leurs dettes sur les patrimoines professionnel et personnel.
En choisissant une SAS, une SARL ou une SA : la responsabilité des associés est limitée au montant des apports apportés au capital de la société. Cependant, la responsabilité personnelle du dirigeant peut être engagée lorsqu’une faute de gestion a été commise ou s’il s’est porté caution à titre personnel.
À noter
L’entreprise individuelle qui a opté pour le régime de la micro-entreprise tient une comptabilité allégée : elle déclare son chiffre d’affaires tous les mois ou tous les 3 mois et tient à jour un livre des recettes pour répertorier de façon chronologique toutes les recettes encaissées au cours d’une année.À noter
Il n’y a pas de frais de création en cas d’option pour le régime de la micro-entreprise .Calculer le montant d'une annonce légale
Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre5- Régime social de l’entrepreneurEn fonction de la forme juridique choisie, l'entrepreneur est affilié à un régime spécifique :Le micro-entrepreneur bénéficie du régime micro-social. Ce régime lui permet de payer ses cotisations sociales en fonction du chiffre d’affaire réalisé. Si le chiffre d’affaires est nul, aucune cotisation sociale n’est due. Le taux de cotisation appliqué au chiffre d’affaires dépend de la nature de l’activité. Par exemple, pour une activité libérale, le montant des cotisations sociales s’élève à 25,6 % du montant des recettes ou du chiffre d’affaires encaissé.
L’entrepreneur individuel, le dirigeant associé majoritaire de SARL, le dirigeant associé d’EURL et l’associé de SNC relèvent du régime de la sécurité sociale des indépendants. intégré au régime général. Les 2 premières années d’activité, le chef d’entreprise n’ayant pas de revenu professionnel, ses cotisations provisionnelles sont calculées, à titre provisoire, sur une assiette forfaitaire correspondant à 19 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) soit 9131 € en 2026. En pratique, le chef d’entreprise ne paie aucune cotisation pendant un délai de 3 mois (90 jours) à compter de la date de début d’activité.
Le président de SAS ou SASU, le président et directeur de SA, le gérant minoritaire ou non associé de SARL sont affiliés au régime général de la sécurité sociale en tant que dirigeant assimilé salarié. Les charges sociales représentent environ 60 % de sa rémunération brute. Elles sont acquittée tous les mois via la déclaration sociale nominative (DSN). Si le dirigeant ne perçoit pas de rémunération, aucune cotisation sociale (c’est-à-dire patronale et salariale) n’est due. Le dirigeant ne peut pas bénéficier d’une assurance chômage dans le cadre du régime général. Il peut s’il le souhaite souscrire une assurance chômage complémentaire.
Simulateur de revenus pour les indépendants
UrssafCe simulateur permet de calculer le montant des cotisations sociales d’un travailleur indépendant.6- Imposition des bénéficesEn fonction du statut juridique choisi, l'entrepreneur a le choix entre différents régimes d’imposition possibles :Régime micro-BNC : s’applique lorsque le CA HT ne dépasse pas pendant 2 années consécutives 83 600 €. Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique sur le montant global du chiffre d’affaires HT. Avec ce régime, l’entrepreneur n’a pas de comptabilité à tenir, il a juste unlivre de recettes à remplir.
Régime de la déclaration contrôlée : il s’applique aux professions libérales dont le chiffre d’affaires dépasse 83 600 €. Il s’applique aussi à toutes les entreprises qui souhaitent déduire leurs charges réelles (loyer, matériel, frais professionnels etc). Le professionnel doit tenir un livre journal des recettes et des dépenses et un registre des immobilisations et des amortissements.
Régime de l’impôt sur les sociétés (IS) : il peut être choisi pour toutes les formes d’entreprises y compris l’entreprise individuelle.
Trouver le statut juridique adapté à son activité
UrssafCe questionnaire détaillé permet de choisir le statut juridique le plus adapté à votre future entreprise.Comparatif entre les principales formes juridiques pour l’exercice d’une activité libérale non réglementée
Forme juridiqueCapital social / ApportsResponsabilité financière du chef d’entreprise, du dirigeant ou des associésImposition des bénéficesRégime social du chef d’entrepriseEntrepreneur individuel (EI) (y compris micro-entrepreneur)Non concernéLimitée au patrimoine professionnelImposition à l’impôt sur le revenu (IR) . L’entrepreneur choisit l’un des régimes suivants :Option pour l’impôt sur les sociétés (IS)2 régimes sont possibles :Régime de la sécurité sociale des indépendants : pas de paiement de cotisations et contributions sociales durant au moins les 90 jours suivant le début de l’activité
Régime micro-social : pour l’entrepreneur soumis au régime de la micro-entreprise
Au moins 20 % des apports en numéraire doit être versé lors de la création de la société.
Le solde dans les 5 ans après l’immatriculation de l'Eurl
Régime de la micro-entreprise (ou régime micro-fiscal)
Au moins 20 % des apports en numéraire doit être versé lors de la création de la société.
Le solde dans les 5 ans après l’immatriculation
50 % de l’apport en numéraire est versé
Le reste du capital social devra être versé dans un délai de 5 ans suivant l’immatriculation
50 % de l’apport en numéraire est versé
Le reste du capital social devra être versé dans un délai de 5 ans suivant l’immatriculation
50 % de l’apport en numéraire est versé
Le reste du capital social devra être versé dans undélai de 5 anssuivant l’immatriculation
À noter
Les professionnels libéraux ne peuvent pas exercer dans le cadre d'une société en nom collectif (SNC) ou d’une société en commandite simple (SCS).Libérale réglementée
Une profession est réglementée lorsqu'il est nécessaire de détenir un diplôme spécifique pour accéder à la profession, de passer des examens comme des examens d'État, et/ou de s'enregistrer auprès d'un organisme professionnel, ou d’un ordre professionnel (ordre des avocats, ordre des experts-comptables, etc) pour pouvoir l'exercer.Les professions libérales réglementées sont organisées en 3 familles :Professions de santé : médecin, chirurgien-dentiste, sage-femme, pharmacien, masseur-kinésithérapeute, diététicien, etc.
Professions juridiques ou judiciaires : notaires, avocats, administrateurs et mandataires judiciaires, greffiers des tribunaux de commerce et commissaires de justice, etc.
Professions techniques et du cadre de vie : expert-comptable, commissaire aux comptes, géomètre-expert, conseil en propriété industrielle, architecte, etc.
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Souhait d’exercer seul : les structures possibles sont les suivantes :
Entreprise individuelle (EI) ou EI avec option possible pour le régime de la micro-entreprise.
Société d’exercice libéral unipersonnelle à responsabilité limitée (SELURL) et société d’exercice libéral par actions simplifiée unipersonnelle (SELASU)
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Souhait de s’associer à plusieurs : il faut créer une société qui a une personnalité morale :
En choisissant l’entreprise individuelle : l’entrepreneur dispose d’un patrimoine professionnel automatiquement séparé de son patrimoine personnel. En cas de fraude et manquements graves, l'administration fiscale et les organismes de sécurité sociale peuvent réclamer le paiement de leurs dettes sur les patrimoines professionnel et personnel.
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En choisissant une SEL :
Responsabilité limitée des associés qui n’exercent pas d’activité dans la société. Leur responsabilité est limitée au montant des apports apportés au capital de la société.
Responsabilité solidaire et indéfinie des associés de SEL qui exercent une activité professionnelle. Leur responsabilité porte sur l’ensemble de leur patrimoine.
En choisissant une société civile professionnelle (SCP) : l’associé est responsable solidairement et indéfiniment des dettes de la société sur tout son patrimoine. Cela signifie qu’un créancier peut, en cas de défaillance de la société se retourner contre l’un des associés et lui réclamer le paiement de l’intégralité de la dette. Chaque associé est personnellement responsable de tous les actes professionnels qu’il accomplit et la société est solidairement responsable avec lui. Seules les professions libérales autorisées par décret peuvent utiliser la forme de SCP (architecte, expert-comptable, vétérinaire, etc).
Professions libérales autorisées à adopter la forme de SCP
ProfessionTexteAdministrateurs judiciaires et mandataires liquidateursC. com., articles R814-109 à R814-144Architectesdécret n° 77-1480 du 28 décembre 1977Avocatsdécret n° 2024-872 du 14 août 2024Avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassationdécret n° 2024-876 du 14 août 2024Biologistes médicauxc. santé pub., articles L6223-1 et R6223-11 à R6223-61Chirurgiens-dentistesC. santé pub., articles R4113-26 à R4113-101Commissaires aux comptesC. com. R822-71 à R822-96Commissaires de justicedécret n° 2024-874 du 14 août 2024Conseils en propriété industrielleC. propr. intell., articles R422-12 à R422-40 et L422-7Experts agricoles et fonciers et experts forestiersC. rural, articles R173-1 à R173-53Experts-comptablesord. n° 45-2138 du 19 septembre 1945, art. 7Géomètres expertsdécret n° 76-73 du 15 janvier 1976Greffiers du tribunal de commercec. com., articles R743-81 à R743-119InfirmiersC. santé pub., articles R4381-25 à R4381-88Masseurs-kinésithérapeutesC. santé pub., articles R4381-25 à R4381-88MédecinsC. santé pub., articles R4113-3 et R4113-26 à R4113-101Notairesdécret n° 2024-873 du 14 août 2024VétérinairesC. rural, articles R241-29 à R241-933- Gestion de l’entrepriseLa gestion administrative de l’entreprise individuelle (EI)) est plus simple et plus rapide que celui d’une société d’exercice libéral (SELARL, SELAS, etc) : pas de convocation d’associés à des assemblées pour l’approbation des comptes ou pour toute modification de la société.La comptabilité d’une entreprise individuelle est établie uniquement par le chef d’entreprise. Elle n’a pas à être approuvée par d’autres personnes. Il n’est pas nécessaire de déposer les comptes annuels auprès du greffe du tribunal de commerce.En revanche, le dirigeant d’une société d’exercice libéral (SEL) est soumis à différentes obligations comptables :Rédaction d’un manuel de comptabilité interne à l’entreprise qui décrit l’organisation de la structure.
Tenue de journaux comptables : livre journal et grand livre
Réalisation d’un inventaire annuel
Établissement et dépôt des comptes annuels (bilan, compte de résultat et annexe) à la fin de chaque exercice comptable. Dans les 6 mois de la clôture de l’exercice, les associés sont convoqués pour approuver les comptes annuels et décider de l’affectation du résultat de l’entreprise. Le dirigeant doit ensuite déposer les comptes au greffe du tribunal de commerce.
Attention
Certaines obligations comptables sont spécifiques à l’activité libérale exercée.La création d’une entreprise individuelle (EI) exerçant une activité libérale est plus rapide et moins coûteuse que celle d’une société : il n’y a pas de rédaction de statuts, pas de versement de capital social et pas de frais d’annonce légale au moment de la constitution. De plus, il n’y a pas de frais de création pour l’entreprise individuelle exerçant une activité libérale et pour l’entreprise individuelle qui a opté pour la micro-entreprise.
La création d’une société sous une forme commerciale (SELARL, etc.) avec un objet libéral comprend les frais d’immatriculation : le coût de la formalité d’immatriculation d’une société commerciale est de 33,83 €. À cela s’ajoutent obligatoirement la déclaration des bénéficiaires effectifs qui s'élève à 19,33 € et la publication d’une annonce légale.
La création d’une société civile professionnelle (SCP) coûte 60,38 €. À cela s’ajoutent obligatoirement la déclaration des bénéficiaires effectifs qui s'élève à 19,33 € et la publication d’une annonce légale.
Calculer le montant d'une annonce légale
Direction de l'information légale et administrative (Dila) - Premier ministre5- Régime social de l’entrepreneurEn fonction de la forme juridique choisie, l'entrepreneur est affilié à un régime spécifique :Le président d’une société d'exercice libéral par actions simplifiée (SELAS) ou d’une société d’exercice libéral par actions simplifiée unipersonnelle (SELASU), le président et directeur d’une société d'exercice libéral à forme anonyme (SELAFA), le gérant minoritaire ou non associé dun société d'exercice libéral à responsabilité limitée (SELARL) sont affiliés au régime général de la sécurité sociale en tant que dirigeant assimilé salarié. Les cotisations sociales sont élevées. Les dirigeants assimilés salariés sont, selon la nature de leur activité (par exemple : vétérinaire ou expert-comptables), tenus au paiement d’une cotisation supplémentaire de retraite complémentaire.
L’entrepreneur individuel, le dirigeant associé majoritaire de SELARL, le dirigeant associé de société d’exercice libéral unipersonnelle à responsabilité limitée (SELURL) sont affiliés au régime de la sécurité sociale des indépendants en tant que travailleur non salarié (TNS) : le créateur est redevable de cotisations sociales dès la première année sur un revenu estimé forfaitairement.
Simulateur de revenus pour les indépendants
UrssafCe simulateur permet de calculer le montant des cotisations sociales d’un travailleur indépendant.À noter
Seul l’entrepreneur individuel qui cotise à la Cipav peut choisir le régime micro-social. Pour connaître les professions qui cotisent à la Cipav, se reporter au document suivant.-
Le régime micro-BNC s’applique lorsque le CAHT ne dépasse pas 83 600 € pendant 2 années consécutives.
Un abattement forfaitaire de 34 % s’applique sur les recettes annuelles brutes encaissées.
Le régime de la déclaration contrôlée s’applique aux professionnels dont le chiffre d’affaires dépasse 83 600 €. Il s’applique aussi à toutes les entreprises qui souhaitent déduire leurs charges réelles (loyer, matériel, frais professionnels etc). Le professionnel doit tenir un livre journal des recettes et des dépenses et un registre des immobilisations et des amortissements.
Le régime de l’impôt sur les sociétés (IS) peut être choisi par toutes les formes juridiques d’entreprises (sociétés, entreprises individuelles).
À noter
Le régime fiscal de la micro-entreprise est très rarement applicable pour exercer une profession libérale réglementée.Comparatif entre les principales formes juridiques pour l’exercice d’une activité libérale réglementée
Forme juridiqueCapital social / ApportsResponsabilité financière du chef d’entreprise, du dirigeant ou des associésImposition des bénéficesRégime social du chef d’entrepriseEntrepreneur individuel (EI) (y compris micro-entrepreneur)Non concernéLimitée au patrimoine professionnelImposition à l’impôt sur le revenu (IR) selon un des régimes suivants :Régime réel : la déclaration contrôlée : avec déduction des charges réelles.
Régime social du travailleur indépendant : les cotisations et contributions provisionnelles sont calculées sur les revenus de l’année précédente.
Régime micro-social pour l’entrepreneur soumis au régime de la micro-entreprise. Ce régime s’applique très rarement aux professions règlementées.
Au moins 20 % des apports en numéraire doit être versé lors de la création de la société.
Le solde dans les 5 ans après l’immatriculation de l'Eurl
50 % de l’apport en numéraire est versé
Le reste du capital social devra être versé dans un délai de 5 ans suivant l’immatriculation de la société
au moins 50 % de l'apport en numéraire doit être versé
Le solde restant doit être libéré dans les 5 ans qui suivent l'immatriculation.
Au moins 1 associé commandité
Au moins 3 associés commanditaires
La moitié du capital est libérée lors de la création
L’autre moitié dans un délai de 5 ans suivant l’immatriculation
Voir aussi
- Micro-entrepreneur : ce qu'il faut savoir
- Entrepreneur individuel (EI) : ce qu'il faut savoir
- Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) : ce qu'il faut savoir
- Société à responsabilité limitée (SARL) : ce qu'il faut savoir
- Société par actions simplifiée (SAS) : ce qu'il faut savoir
- Société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) : ce qu'il faut savoir
- Société anonyme (SA) : ce qu'il faut savoir
- Société en nom collectif (SNC) : ce qu'il faut savoir
- Société en commandite par actions (SCA) : ce qu'il faut savoir
- Passer de l'impôt sur les sociétés à l'imposition des bénéfices sur le revenu
- Séparation des patrimoines professionnel et personnel de l'entrepreneur individuel (y compris du micro-entrepreneur)
- Entrepreneur individuel : passer de l'impôt sur le revenu (IR) à l'impôt sur les sociétés (IS)
Question ? Réponse !
Services en ligne et formulaires
Pour en savoir plus
- Guide officiel de l’auto entrepreneurUrssaf
- Guide pratique de l'installation d'un professionnel libéralUnion nationale des professions libérales (UNAPL)
- Activités libérales dépendant de la CIPAVCaisse interprofessionnelle des professions libérales (Cipav)
Références
-
Code de commerce : articles L526-22 à L526-26
Statut de l'entrepreneur individuel (EI)
